Gamme Aérogest : logiciel de gestion pour l'aviation

Déclaration CG7M0PRN6X

Publiée nationalement

Dates

Date de déclaration : 21/05/2018
Dernière modification : 21/05/2018
Date de clôture : 21/05/2018

Descriptif de l'évènement

En présentation pour un atterrissage à Brest en piste 07D, le pilote se présente en finale à une vitesse de 130 km/h.
En courte finale il vient rechercher la vitesse de 120 km/h, et effectue son arrondi de façon normale. L’avion se pose normalement mais amorce un léger mouvement de zigzag sur l’axe de lacet. Le pilote essaye de récupérer l’avion mais le mouvement ne fait qu’augmenter, et l’avion finit par sortir de la piste à gauche. Il roule sur quelques mètres dans l’herbe sans que l’avion ne s’arrête. Il récupère le contrôle de l’avion, le ramène sur la piste, et rentre au parking. Après inspection l’avion ne présente aucune avarie.

Classification de l'évènement

La déclaration concerne : Sécurité des vols (SV)
Catégorie : Facteurs Humains
Nature du vol : VFR Jour
Conditions météo : CAVOK, 030° 11 à 13 kt
Environnement : Contrôlé (Classe A, B, C, D, E)
Phase de l'évènement : A l'atterrissage
Type de vol : Local
Type d'évènement : Sortie de piste
Type d’aéronef : DR 400/120
Equipement : Non défini

Evaluation du risque

Traitement de l'évènement


Analyse de l’évènement :

La perte de contrôle d’un avion au roulage juste après un atterrissage est due à une vitesse excessive. Il semble important de le rappeler, un atterrissage est une phase de transition durant laquelle un avion se transforme d’une machine volante, en un engin roulant. Les avions sont conçus avant tout pour voler, pas pour rouler.
Il est impératif à l’atterrissage d’amener l’avion à sa vitesse la plus basse de son domaine de vol, ce qui correspond à sa vitesse de roulage la plus élevée. Si la vitesse est trop élevée, cela signifie que l’on veut poser un avion qui veut voler, ce qui n’est pas possible. L’avion aura les roues sur le sol, mais il sera flottant. Il aura une mauvaise adhérence sur la piste, et une tenue de route médiocre.
Pour peu que l’avion ne soit pas suffisamment décrabé avant le toucher des roues (ce qui fut sûrement le cas), l’avion va amorcer un mouvement de lacet. Le pilote a voulu récupérer le zigzag, mais son action est forcément désynchronisée car il réagit obligatoirement avec un temps de retard.
Cela ne fait qu’augmenter l’intensité du mouvement. Dans ce cas la seule solution est de bloquer les palonniers en ligne droite en appliquant du freinage, tout en effectuant une action manche plein arrière pour soulager le train avant.

Actions correctives :

Actions préventives : Il est impératif d’avoir la vitesse préconisée à l’atterrissage.