Gamme Aérogest : logiciel de gestion pour l'aviation

Déclaration DFBD5H0FCL

Publiée nationalement

Dates

Date de déclaration : 20/09/2018
Dernière modification : 23/09/2018
Date de clôture : 23/09/2018

Descriptif de l'évènement

Incident grave sur un vol LFMV-LFLB
Passage du Col du Crucifix, point d’entrée ‘’SW’’ de LFLB à 3 800 ft QNH, c'est-à-dire à 1 mn 30 de CH, que je rejoins à environ 2 100 FT, soit plus de 500 FT au dessus de l’altitude normale pour un angle de descente de 4°, après avoir réduit la PA à 34 pouces (minimum possible) et avec un taux de descente entre 800 et 1 200 ft/mn, ce qui maintient une vitesse supérieure à 100 kt.
Le Cessna 182 motorisé diesel SMA avec une hélice tripale ne permet pas une réduction de PA inférieure à 33 pouces, ce type d’appareil est assez « lourd » à manier et est long à ralentir, ce qui limite les souplesses de procédures et de paramètres vitesses et taux de descente des motorisations essence auxquelles j’avais l’habitude dans le passé (FR182, train rentrant).
A CH, 1,15 mn de la piste, le contrôle m’autorise à une directe 36. A partir de là, étant trop haut avec une vitesse non maîtrisée, mon discernement se trouve très atténué, le syndrome « d’arrivée » se met en route : autorisé, je « dois » me poser.
Le PAPI m’indique que je suis nettement trop haut, ce qui m’incite à continuer à maintenir le taux de descente : résultat augmentation de la vitesse. En temps normal, je n’insiste pas et remets toujours les gaz lorsque je me trouve mal à l’aise dans des configurations de ce genre, sauf que je me laisse dépasser par les évènements.
Je sors 10° de volets et tente de réduire la vitesse, ce qui réduit également le taux de descente. Je passe le seuil de piste à peut-être 150 ft ( ?) QFE et une vitesse de +/- 85 kt. Je ne sors pas plus de volets !!!
J’efface la piste, toujours avec cette vitesse mais en diminution et tente de me poser, reprenant 36-37 à la PA, craignant un atterrissage dur. J’arrive au toucher à environ 180 m de l’extrémité de piste avec une vitesse approximative de 75 kt et freine « énergiquement ». Les pneus éclatent et je m’immobilise à environ 40 m avant l’extrémité, après le dernier chemin de roulement, à la hauteur de l’entrée de la raquette.
Je ne vole plus qu’environ une fois par mois et effectue une moyenne de 24 heures par an, ma retraite (DGAC) se trouvant bloquée depuis des années.
Pour information :
J'ai fait mon stage de pilotage au SFACT en 1979 sur C177, ai 1 300 h totales, aussi bien en Europe qu'en Afrique (Air Secours Intenrational, Air Solidarité), sur majoritairement des Cessna RA82 -train rentrant, au compteur. Comme quoi ... !

Classification de l'évènement

La déclaration concerne : Sécurité des vols (SV)
Catégorie : Facteurs Humains
Nature du vol : VFR Jour
Conditions météo : CAVOK , vent calme, tempé 24°
Environnement : Contrôlé (Classe A, B, C, D, E)
Phase de l'évènement : A l'atterrissage
Type de vol : Solo pilote
Type d'évènement : Atterrissage dur
Type d’aéronef : C 182
Equipement : Instrumentation mixte (aiguille + GPS par exemple)

Evaluation du risque

Traitement de l'évènement


Ténanisation dans une situation inattendue

Actions correctives : ré-entrainement du pilote

Actions préventives : rappel à tous nos pilotes de l'opportunité de la remise de gaz en pareil cas.