Gamme Aérogest : logiciel de gestion pour l'aviation

Déclaration CEOP401KL2

Publiée nationalement

Dates

Date de déclaration : 19/01/2016
Dernière modification : 20/01/2016
Date de clôture : 20/01/2016

Descriptif de l'évènement

Premier vol de la journée sur l'aéronef (stationné dehors). L'élève pilote fait la prévol et L'instructeur s'apprête à faire le plein de carburant. En ouvrant le réservoir il constate que la totalité de l'aile est couverte d'une couche de givre rugueuse d'environ 1 à 2 mm d'épaisseur. Faisant la remarque à son élève, ils dégivrent tout l'avion en grattant la glace, et partent en vol une fois l'avion parfaitement propre. Par mesure de sécurité l'instructeur décide de majorer les vitesses de 10 kts n'étant pas limité par les performances, jusqu'à s'être assuré du comportement de l'avion en l'air. Après l'envol, l'avion se comporte normalement.
Cette expérience est intéressante étant donnée la saison et le fait que l'aéronef est "stationné" dehors.
Le refueling a permis de constater la quantité de givre sur l'extrados de l'aile de l'avion. Conclusion : Toujours prendre le temps de regarder attentivement l'extrados !

Classification de l'évènement

La déclaration concerne : Sécurité des vols (SV)
Catégorie : Environnement
Nature du vol : VFR Jour
Conditions météo :
Environnement : Non Contrôlé (Classe F, G)
Phase de l'évènement : Avant roulage
Type de vol : Instruction double commande
Type d'évènement : Givrage Cellule
Type d’aéronef : C 150
Equipement : Non défini

Evaluation du risque

Traitement de l'évènement


L'analyse des conditions météorologiques durant l'hiver permet d'appréhender les risques de givre, givrage ou encore d'eaux surfondue.
Pour rappel, l'eau surfondue joue un rôle important dans plusieurs phénomènes météorologiques. L'eau surfondue n'est pas rare dans les nuages, où les avions qui la rencontrent sont sujets au givrage. Cette accumulation de glace est particulièrement dangereuse car même une mince couche de glace sur des ailes peut diminuer leur portance, entrainant un risque de décrochage. De plus, les verrières peuvent aussi se couvrir de givre. Au sein des nuages, l'eau surfondue joue aussi un rôle primordial dans les processus menant à la formation de précipitation. Lorsque la pluie ou la bruine entrent dans une couche d'air plus froide que le point de congélation, les gouttelettes qui les composent peuvent devenir surfondues ; lorsqu'elles atteignent le sol, leur eau se transforme brutalement en glace, ce qui occasionne du verglas

Actions rétroactives :
Dégivrage de l'aile, majoration de la vitesse en début de vol.


Actions proactives :
Sensibilisation des pilotes sur les risques liés aux dépôt de givre, glace sur la cellule, mais également le givrage carburateur. Lors des mises en route il faut rester attentif au comportement du moteur. En hiver, il est recommandé d'utiliser le "réchauffage carburateur" et cela peut-être après la mise en route, durant le roulage, ... si les conditions le nécessitent.

Il est également conseillé de vérifier le givrage éventuel des mises à l'air libre des réservoirs à carburant, qui est susceptible de provoquer un arrêt de l'alimentation du moteur (cf. rapport BEA f-bz991120).
La lecture de l'info sécurité DGAC n°2014/04 relative au givrage des aéronefs au sol est également opportune (disponible à l'adresse : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Info-securite-DGAC.html).
La lecture du rapport BEA f-jr030106 relatif à l'accident d'un DR 400 aux surfaces contaminées sera de surcroît riche d'enseignements pour tout pilote.