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Déclaration 3NYAK1D4MHE

Surestimation de l'emport carburant

Dates

Date de déclaration : 15/11/2022
Dernière modification : 16/11/2022
Date de clôture : 16/11/2022

Descriptif de l'évènement

Je récupère un avion ecoflyer d'un binôme pilote / instructeur vers 16h. Je suis un peu pressé et quand l'instructeur me dit qu'il reste un demi réservoir, je suis bien content car je n'aurais pas à faire le plein pour mon vol d'une heure (posés - décollés sur un aérodrome en herbe à proximité, à 20 mn de vol).
L’instructeur ajoute aussi que l’avion a volé 4 heures et que quelqu’un a dû oublier de noter le plein car c’est curieux que la jauge indique moitié après 4 heures de vol.
Cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille, mais je pars sans refaire le plein, en vérifiant le niveau de la jauge : effectivement presque 1/2.
30 mn plus tard après 2 tours de piste sur le terrain en herbe, le voyant ‘carburant bas niveau’ clignote puis se ré-éteint en vent arrière (la jauge est alors un peu au-dessus du quart). Comme je suis en tour de piste, je me dis que cela est peut-être dû aux à-coups mais je repense à la façon dont je suis parti et j’interromps mon entrainement pour rentrer au plus vite. En vol stabilisé, le voyant ne se manifeste plus et la jauge est encore autour du quart quand j’arrive en intégration de mon aérodrome. En finale le voyant clignote de nouveau ; j’atterris et je vais à la pompe faire le plein de jet A1. Je remplis le réservoir à ras-bord (un peu de kérosène coule sur l’aile) pour bien savoir où j’en suis ; la pompe indique 88 litres délivrés. Il me restait donc 109-88 = 21 litres consommables, soit une heure à l’atterrissage.
C’est une bonne leçon pour moi : ne jamais être trop pressé de partir ; ne pas faire confiance au pilote précédent sans vérifier le carnet de vol (l’avion avait effectivement volé un peu moins de 4 heures sur son plein précédent, les cases des pleins étaient barrées, il y avait peu de chance que quelqu’un ait oublié de faire le plein sans le marquer) ; ne pas faire confiance à 100% à la jauge sans avoir soi-même mis du carburant dans l’avion et savoir de quel niveau on part ; mais aussi : ne pas s’affoler si le voyant ‘bas niveau’ clignote car il reste une heure de vol, et se faire confiance quant à ses réflexes de pilote pour rentrer au plus vite en croisière économique comme je l’ai fait.

Classification de l'évènement

La déclaration concerne : Sécurité des vols (SV)
Catégorie : Matériel
Nature du vol : VFR Jour
Conditions météo : CAVOK, temps chaud
Environnement : Non Contrôlé (Classe F, G)
Phase de l'évènement : En évolution
Type de vol : Local
Type d'évènement : Instruments: Problèmes
Type d’aéronef : DR 400 Ecoflyer
Equipement : Instrumentation classique (aiguille)

Evaluation du risque

Traitement de l'évènement


Le pilote commandant de bord reste responsable de l'emport carburant.
Toujours se méfier des jauges électriques.
Corréler avec la jauge manuelle (si installée) et le manuel de vol.
Rien de tel qu'un jaugeage manuel.
Ne jamais partir avec un doute.


Actions correctives :

Actions préventives :
Publication du REX, possibilité de rappeler dans un bulletin de sécurité des vols