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Gestion carburant
Ref : 3DTBO8Q16R0

Dates

Date de déclaration : 01/06/2023
Dernière modification : 01/06/2023
Date de clôture : 01/06/2023

Descriptif de l'évènement

A la mise en route du moteur, 50% de quantités résiduelles sur les deux réservoirs, soit environ 50L. 1h45 de vol estimé + 30mn de réserve soit 2h15 soit environ 35L de quantité mini pour le vol, départ sans ravitaillement. Décollage sur le réservoir de gauche puis bascule sur le réservoir de droite à l'altitude de navigation. Avant la mi parcours, le voyant niveau bas du réservoir de droite s'allume. Touché à LFaa en basculement sur le réservoir de gauche. Retour vers LFhh en basculant sur le réservoir de droite (aiguille déjà sur 1/8 soit une quantité résiduelle de 8L soit environ 30mn d'autonomie) puis décision de rebasculer sur le réservoir de gauche au bout de 10-15mn. A l'issue de 5-6 minutes max, le voyant de niveau bas s'allume également avec l'affichage de l'aiguille sur 1/8. Debut du stress... La décision de basculer sur le réservoir de gauche a été difficile à prendre dans un contexte de navigation dans une CTR de classe D avec pas mal de trafic au moment de la traversée (donc pas mal de charge mentale PNC Pilotage Navigation Communication). Complet à LFmm avec recharge de 80L de carburant. Finalement, il restait 20L de carburant donc une grande heure d'autonomie !
Je suis parti en faisant le bon calcul, le facteur de sécurité a été estimé suivant les bonnes règles et j'ai réellement consommé ce que j'avais estimé. Lorsque les voyant de niveau bas se sont allumés, j'ai de suite mis en défaut la précision des affichages des jauges et j'étais en situation de ne plus savoir estimer correctement la quantité restante. De plus, sur cet avion, les réservoirs ont un volume différent, le calcul n'est pas très difficile mais dans la concentration d'une nav dans une CTR avec du trafic et le stress lié à observer à quelle rapidité les jauges baissent, j'étais finalement très content de poser les roues de ma machine sur la piste. Finalement, il suffisait de rester calme et de me dire que oui, j'étais en train de consommer le dernier quart de l'autonomie et que j'étais en totale sécurité.

Classification de l'évènement

La déclaration concerne : Sécurité des vols (SV)
Catégorie : Facteurs Humains
Nature du vol : VFR Jour
Conditions météo : Cavok
Environnement : Contrôlé (Classe A, B, C, D, E)
Phase de l'évènement : En route
Type de vol : Navigation
Type d'évènement : Essence: Panne
Type d’aéronef : Autre
Equipement : Instrumentation mixte (aiguille + GPS par exemple)

Evaluation du risque

Traitement de l'évènement


Merci pour ce retour d'expérience.
Le pilote a préparé son vol conformément aux procédures en vigueurs en s'assurant visuellement du niveau carburant dans les réservoirs en correspondance des jaugeurs carburant.
L'aile de ce type d'avion présente un dièdre peu élevé et l'estimation de la quantité précise d'essence visuellement n'est pas toujours aisée.
Le manuel de vol précise que les voyants bas niveau carburant s'allume quand la quantité restante a bord atteint 7 l soit 20 minutes d'autonomie par réservoir.
des turbulence présentes ce jour la ont aussi contribué a l'apparition par intermittence de l'alarme bas niveau carburant.

Les alarmes doivent être prise absolument en considération et peuvent aussi prévenir le pilote d'une consommation anormale ou d'une fuite sur le système et il est conseillé dans ce cas de raccourcir son vol ou se dérouter pour effectuer au plus tôt un avitaillement.
En cas de sérieux doute ne pas hésiter a se déclarer en MAYDAY carburant ( Low Fuel) l’ensemble des services de la circulation aérienne portera assistance au pilote pour l'aider a se dérouter sur un aérodrome accessible.

En préparation du vol, Il est recommandé également en plus de la vérification visuelle d'effectuer un calcul plus précis de la quantité restante a bord en se référent aux vols précédents.
Généralement en navigation, en plus de la réglementation (PART.NCO.OP.125) il convient de prendre des marges plus importantes sur le carburant en respectant les limitation et les performances de l'avion.
Dans ce cas précis un complément d'une trentaine de litre aurait permis au pilote d'être plus serein




Actions correctives : Debriefing du pilote avec un instructeur

Actions préventives : Publication du BSV
Sujet abordé en réunion instruteur

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